vendredi 12 octobre 2007

Le pot du boulot !

Ce midi on a eu droit au traditionnel « pot » du boulot. Celui qui sert à fêter une arrivée ou un départ, ou encore un mariage ou un naissance. Bref, le fameux pot que tout le monde connaît. Dans la société où je travaille, le pot a une saveur toute particulière. Un mélange équilibré de faux-semblants, d’hypocrisies et de rires forcés. Une saveur jaunie par le temps et ses acteurs qui n’ont visiblement rien de passionnant à se raconter. C’est dommage car j’aime bien l’organisateur du pot d’aujourd’hui. Il fête la naissance de son fils et il est venu le brandir comme un trophée avec sa non moins jolie femme. Il a une bien belle famille, mais la fête n’était visiblement pas à la hauteur de sa fierté. Il faut dire que dans la société où je travaille, les âges et les comportements dissonent. Les âges par leurs différences, et les comportements par leurs similitudes de caractères introvertis et exacerbés de ridicule…
Nous avons les charles-henry qui dissertent sur des blagues étonnement nulles et coincées « caca-prout pouet-pouet » mais qui font bien rire les bernadettes de services. Nous avons ceux qui savent tout sur tout et qui sont capables de parler de la crise politique en Azerbaïdjan, puis de l’histoire du Bengladesh, tout en passant par le comportement socialo-démographique des ukrainiens en ajoutant des détails si pointus qu’ils ne peuvent être que de leur invention du moment, et en faisant accepter à l’assistance médusée qu’ils ont la solution à tous les problèmes du Monde. Puis nous avons aussi les lèche-culs, qui rigolent des blagues les plus nulles de nos chers directeurs. Et enfin, le plus « cucu » de tous, notre beau PDG. Ah qu’il est rigolo cet homme ! Un humour désopilant !
Plus à l’écart, il y a les ironiques et les « j’me fous de ta gueule ». Ceux-là sont bien. Leur humour dégueulasse est plus dans mes cordes. Ils n’en font ni trop, ni pas assez.
Mais le pire, c’est que ceux que je préfère dans cet amas fangeux sont ceux qui écoutent, sans rire, ni s’exhiber, ou ceux qui consciencieusement parlent de boulot encore et encore, parce qu’ils n’oublient pas eux, qu’ils sont encore eu boulot, et pas avec une bande de potes.
Peut-être que je réagis comme ça parce que je quitte bientôt cette société qui me pèse… Il me tarde !

Morale du jour : Quand on n’a rien à dire, on se tait.

2 commentaires:

Emmanuelle a dit…

hey c'est vraiment tes collègues en photo là ??
ça respire la frustration dis donc ...
bon courage mon glaoui

Captain Courage a dit…

Nan c'est pas une vraie photo de mes collègues. C'est une photo trouvée sur le net ça... Mes collègues sont pires...